Abstract
Cet article repose sur une enquête réalisée par observation participante durant toute la période du confinement dans un quartier populaire français1. Celui-ci a pour particularité d’être en proie à de grandes difficultés sociales et économiques ainsi qu’à une défaillance patente des services publics, dans et en dehors de l’école. L’article étudie le vécu des populations durant le confinement au regard de la grande fragilité des services publics à commencer par l’école qui n’est pas parvenu à assurer la continuité pédagogique. Il insiste sur l’impact psychologique, sanitaire et économique des populations les plus vulnérabilisées aboutissant même à des formes de détresse prononcées dont les séquelles sont toujours perceptibles après le confinement.

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